OPUS MI

Billet d'art #3, Maurice Denis, Jeu de volant, 1900

02/06/2016

 
En écho aux internationaux de tennis, qui se déroulent en ce moment même au stade Roland Garros, nous vous proposons une petite escapade champêtre du côté de Saint Germain en Laye, là où le peintre Maurice Denis (1870 - 1943) habitait.
L’un de ses amis, collectionneur et historien d’art, Étienne Moreau-Nelaton va lui passer commande d’un décor pour son hôtel particulier du faubourg Saint-Honoré à Paris.
Huile sur toile, 127 x 301 cm, musée d'Orsay, Paris, D.R.

Maurice Denis,
Jeu de volant, 1900

 

Dans un grand format, le jeune artiste dresse alors un tableau idyllique de jeunes filles se délassant dans un sous-bois aux tons mauves. L’oeuvre conçue comme une frise nous présente ces fraîches apparitions printanières se baignant ou tressant des couronnes de fleurs. Néanmoins sur la partie droite, deux d’entre elles, sans doute Marthe (que le peintre va épouser) et Eva sa sœur, jouent au volant.  Au coeur de cette atmosphère paradisiaque, vêtues de longues robes claires, l’une plus chaste que l’autre, elles se livrent à ce jeu bien réel et moderne !

Elles sont quelque part de lointaines cousines de Suzanne Lenglen (1899-1938), née presque en même temps que ce décor. La qualité de son jeu et son talent lui vaudront son surnom : « La Divine ». On lui doit, entre autres, la tenue que portent actuellement les joueuses de tennis et surtout, d'avoir imposé le tennis féminin. 

Véronique Duprat - OPUS MI - historienne de l’art



 
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